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diorama

Liste des dioramas

Bataille de Naboo

Le premier film de la saga dans l’ordre chronologique, « La Menace Fantôme » est probablement le moins aimé de la saga. Il y a certes aussi « les Derniers Jedi » mais pour des raisons complètement différentes. Pourtant, même si la réalisation et le jeu d’acteur laissent à désirer (ok, ça commence à faire beaucoup pour un seul film), je pense que l’univers fonctionne bien. Les costumes, les décors et les véhicules sont parfaits, en particulier lors de la scène finale : la bataille de Naboo. C’est pour cette raison que j’ai voulu rendre hommage à ce film malgré ses défauts.

L’action de la bataille de Naboo est divisée en quatre parties distinctes :

  • L’assaut terrestre opposant les gungans aux tanks droides
  • L’action commando des gardes du palais et de la reine Amidala contre le palais lui-même
  • Le « plan à trois » Gui-Gon JinnObi Wan Kenobi Darth Maul
  • L.a bataille spatiale


Cet éclatement de l’action nuit peut-être un peu à la dynamique de cette fin de film : trop peu de temps d’écran pour chaque partie. Et c’est dommage en ce qui concerne la bataille spatiale parce qu’elle présente des modèles très intéressants.

Le principal protagoniste de la bataille de Naboo : le chasseur Naboo N-1

La réalisation de ce modèle a été assez compliquée. Le choix n’était pas pléthorique à l’époque où j’ai fait ce diorama. Il existait en gros deux modèles AMT : un en plastique et un en métal. J’ai choisi le modèle plastique pour des raisons pratiques :

Boîtage de la maquette de chasseur naboo N1 AMT

C’est une maquette très simpliste comme on en faisait à l’époque : sans colle, sans peinture, une dizaine de pièces à emboîter. Je l’ai bien entendu considérablement améliorée. Nous allons voir comment.

Le montage

Eclairage des réacteurs d'un chasseur naboo N1 lors de la bataille de Naboo

Il a d’abord fallu concevoir l’éclairage. Pas évident, le courant doit passer dans les ailes très fines de l’engin. J’ai donc utilisé des tiges en laiton noyée dans l’épaisseur des ailes. Comme on le voit sur l’image, j’ai creusé une tranchée à la Dremel, posé la tige et recouvert de mastic.

Deuxième difficulté, il n’y a qu’un fin liseré de lumière circulaire qui doit sortir à l’arrière. J’ai commencé par fermer les tuyères avec une rondelle de papier claque.

Ensuite, les « queues de rat » si caractéristiques ont été collées directement sur le papier calque. Et voilà le résultat :

Maquette de chasseur Naboo N1 éclairé,  lors de la bataille de Naboo

Je passe rapidement sur la peinture et l’aménagement du cockpit. Rien de spécial à dire, on est sur un redétaillage classique. Seule originalité and par rapport aux maquettes maquettesStar Wars habituelles, la finition est brillante.

La peinture

Curieusement, on évitera les peintures brillantes, trop épaisses, elles noient les détails, bouchent les aérographes et il est très difficile de faire un weathering convainquant dessus. En outre, la moindre erreur de ponçage est visible comme un militant écologiste au milieu d’un congrès « chasse, pêche et biture ». Donc peinture matte recouverte abondamment de vernis brillant « klir« .

La partie chromée est obtenue avec une peinture Alclad silver-chrome passée en plusieurs couches plus ou moins appuyées suivant les zones :

Peinture à l'Alclad du chasseur Naboo N1
Résultats du chrome Alclad sur le chasseur naboo N1,  lors de la bataille de Naboo

Il semblerait que je ne vous aie pas encore parlé des peintures Alclad, c’est l’occasion. Ce sont des peintures de grande qualité qui permettent d’obtenir des rendus métalliques vraiment épatants.

Elles ne se passent qu’à l’aérographe, sont très liquides et très fragiles une fois sèches. Par exemple, elles impriment les marques de doigt très facilement. Par conséquent, si vous voulez éviter de faire un diorama « Les Experts à Miami », manipulez vos modèles avec des gants.

On les passe sur une base noire brillante en fins voiles. Je vous renvoie à cet article pour plus de détails.

Ca c’est de la course de module !

Anakin Skywalker

Les poursuivants : les chasseurs droïdes.

Eclairage du chasseur droïde

Les chasseurs droïdes sont tout petits, très simples à monter (seulement 4 pièces) mais néanmoins difficiles à éclairer. Il faut effectivement deux LEDs, une pour chaque oeil. Il n’y a pas beaucoup de place dans la tête du droïde et il faut passer plusieurs couches de peinture argent/noir pour endiguer les fuites lumineuses.

La découpe des yeux a également été délicate, le plastique est très épais à cet endroit. Le résultat final est toutefois satisfaisant :

Le décor de la bataille de Naboo

J’ai choisi pour le décor de représenter une section du croiseur Lucrehulk de la fédération du commerce. Ce sont, en résumé, les gros vaisseaux en forme d’anneau utilisés par la fédération du commerce pour mener le blocus de Naboo :

Vaisseau Lucrehulk de la fédération du commerce utilisé  lors de la bataille de Naboo.

Pas facile d’identifier un vaisseau lorsqu’on n’en représente qu’une toute petite section. J’ai donc choisi deux éléments très caractéristiques du vaisseau : une antenne parabolique et une batterie quadlaser.

Je ne détaillerai que le quadlaser qui a été très fun a réaliser. En effet , c’est du scratch/kitbash bien méchant avec des pièces de tank, des pièces de récup’ diverse et variées, de la carte plastique.

Les deux grosses « oreilles » du canon sont des bouchons de bouteille d’eau minérale.

La base des canons eux-mêmes sont simplement des tubes de stylos Pilot. La pointe est faite à partir des canons d’une maquette de chasseur Jedi Eta Actis Eta-2 de la marque Revell.

Et voilà le résultat final, après peinture :

Conclusion

Un diorama finalement assez complet, peu traité (aucune référence sur le web) qui m’a permis d’aborder la prélogie qui, malgré ses défauts reste intéressante à représenter en modélisme.

A propos, j’ai obtenu un troisième prix à un concours Starship Modelers avec ce diorama. Si je ne me lance pas de fleurs moi-même, qui va le faire, hein ?

Posté le 24 mars 2021 par petersteven dans

Bataille de Hoth

Bon, on va pas la faire à l’envers, j’ai classé ce projet dans « dioramas » mais c’est surtout une maquette, celle du quadripode impérial. Quand on veut mettre en scène un quadripode se rapportant au films Star Wars, il y a moins de choix que pour un X-Wing ou un Y-Wing : c’est la bataille de Hoth ou la plateforme d’Endor. D’ailleurs cette dernière est dans les tuyaux, mais c’est une autre histoire.

J’ai donc choisi la bataille de Hoth, l’un des moments les plus impressionnants de toute la saga.

Il reste deux possibilités :

  • snowspeeder ficelant les pattes d’un quadripode
  • snowspeeder se faisant écraser par un quadripode

Et il faut bien réfléchir parce que l’échelle ne sera pas la même. Je m’explique…

Quelle est la hauteur d’un quadripode impérial utilisé lors de la bataille de Hoth ?

Les avis diverges. Et c’est beaucoup dix v… … non, j’ai promis à mon entourage d’arrêter les jeux de mots faciles. Je laisse ça à philigore. Depuis quelques années on admet que la hauteur d’un quadripode impérial avoisine les 22,50 m. Mais pendant longtemps, elle était donnée à 15,50 m. Pourquoi un tel écart ? Et bien tout dépend de la scène qu’on regarde.

Lorsque le snowspeeder T-47 de Wedeg Antilles passe entrave les pattes du quadripode, il paraît minuscule. Lorsque le même snowspeeder se fait écraser, le pied du quadripode donne une idée de sa hauteur beaucoup plus petite :

On a donc un peu le choix suivant ce qu’on souhaite représenter. J’ai choisi la première scène parce que le snowspeeder Finemolds que je possédais était raccord avec le quadripode Revell que j’ai utilisé. J’ai donc opté pour une hauteur de 15,50 m et une échelle correspondant au 1/48 pour les deux maquettes.

Détaillage de la maquette de quadripode Revell

A l’époque où j’ai fait cette maquette, il y a plus de 10 ans, Bandaï n’avait pas encore la licence Star Wars et Fine Molds sortait laborieusement un modèle tous les deux ans. Il n’y avait que deux solutions pour avoir une maquette de quadripode impérial :

  • le vieux kit AMT à l’échelle incertaine, gravé en relief et trop petit
  • le tout nouveau kit Revell, tout nouveau tout moche, gravé en relief lui aussi et très éloigné du modèle original mais assez gros pour envisager un détaillage sérieux

J’ai évidemment pris le deuxième mais le travail de détaillage promettait d’être colossal. Je ne vais pas tout montrer ici mais au moins les trois améliorations majeures.

1. Graver en creux

J’ai déjà parlé de cette technique dans l’article sur le A-Wing. Il s’agit dans un premier temps de poncer les reliefs :

Dos du quadripode impérial, diorama "bataille de Hoth". technique de gravure en creux

puis de re-creuser pour avoir des joint de panneaux de blindage réalistes :

Dos du quadripode impérial, diorama "bataille de Hoth"

La technique de gravure est expliqué dans les pages techniques, ici.

2. Les gribblies : le kitbash

En modélisme, on appelle gribblies toutes les petites pièces de maquette sans fonction précise autre que d’ajouter du détail. Les maquettistes d’ILM ont pratiquement inventé le concept. Les maquettes utilisées dans Star Wars étaient en général de grosses structures en bois et métal recouvertes de pièces de maquettes prises dans des kits réels, des gribblies.

Ventre du quadripode impérial, diorama "bataille de Hoth"

Voilà un exemple de ce qu’on peut obtenir avec un peu de patience. Le ventre du quadripode était quasiment nu sur le kit d’origine.

J’ai récupéré des pièces dans des kits de chars, d’avions ou de n’importe quoi pourvu que « ça marche ».

C’est difficile de savoir quand « ça marche », c’est beaucoup de feeling. Les screenshots des films peuvent aider mais on ne peut pas toujours trouver exactement la même pièce.

Voici une photo de l’arrière de l’engin. Elle est intéressante puisque pour une fois, j’ai pu retrouver exactement la même pièce que celle utilisée par ILM, le bouclier d’une pièce d’artillerie américaine de la deuxième guerre mondiale :

Arrière du quadripode impérial, diorama "bataille de Hoth"
Image un peu floue, désolé mais elle est d’époque et je n’en ai pas d’autres.

Enfin, une photo de la cheville du véhicule. Là, j’ai creusé et reconstitué la crémaillère sensée permettre de la faire coulisser :

Cheville du quadripode impérial

3. Le scratch intégral

Quand la forme globale est bonne, le détaillage au gribblies suffit. C’était le cas du corps du quadripode mais pas de la tête. Là, c’était irrattrapable, j’ai dû la refaire presque entièrement. Y-compris le cou :

Montage de la tête du quadripode impérial pour le diorama "bataille de Hoth"
Lego radar dishes

Les « oreilles » de l’engin sont des pièces de Lego bien connues, le fameux radar. Je les ai juste un peu poncés et rebouchés au mastic.

Le snowspeeder T-47 de Luke

Luke Skywalker's T-47 snowspeeder durant la bataille de Hoth

Le snowspeeder a été monté bien proprement « out of the box » puis consciencieusement massacré pour simuler les conséquences du crash.

La neige, comme dans le reste du diorama est obtenue avec du bicarbonate de potassium. C’est du reste exactement de cette manière que les gars d’ILM ont procédé pour tourner la scène de la bataille de Hoth.

Le décor

Pour terminer, un petit mot sur le décor. Rien de très compliqué, la neige s’obtient avec du bicarbonate de sodium en vente partout. Il faut juste bien penser à le fixer. La solution la plus simple consiste à vaporiser une dilution de colle blanche en utilisant un vaporisateur quelconque (nettoyant pour lunette vide en ce qui me concerne). On laisse sécher 2-3 jours et voilà.

Exposition de la bataille de Hoth

C’est un de mes premiers dioramas « sérieux ». Il fête ses dix ans aujourd’hui. Je l’ai sorti deux fois :

Posté le 9 février 2021 par petersteven dans

La Marque Jaune

Diorama la Marque Jaune de Blake et Mortimer

Ce diorama inaugure une nouvelle catégorie : bande dessinée. J’ai souhaité recréer la couverture d’un de mes albums de BD préférés : La Marque Jaune d’Edgar P. Jacobs, une aventure de Blake et Mortimer. Cette couverture se prêtait particulièrement bien à l’exercice, elle est quasiment en deux dimensions. Un mur imposant, deux personnages contre le mur et quelques accessoires : un réverbère, une bouche d’aération et une poubelle. Chaque élément devra être créé entièrement (scratché) puisqu’il n’existe aucun kit, naturellement. Je vais reprendre dans cet article le détail de la réalisation de chaque élément.

Le mur de brique

By Jove !

Cpt. Blake

Le mur est emblématique de cette scène, il ne doit donc pas être raté. Pour le réaliser j’ai utilisé une espèce de plaque de mousse qui fait penser à du polystyrène expansé. Je l’ai trouvée dans un magasin d’art graphique.

J’ai simplement gravé les briques avec un outil de gravure sans forcer. En effet la mousse est très friable et se travaille très bien. Ca aura juste été un peu long.

Planche de mousse à graver pour la réalisation du mur de brique du diorama la Marque Jaune de Blake et Mortimer

Mur de brique - la Marque Jaune - Blake et Mortimer

La peinture est faite très simplement : red brown de Tamiya sur pré-ombrage noir dans les joints. Quelques briques sont colorées en gris-bleu, comme sur la couverture de l’album. La peinture se fait à main levée à l’aérographe.

Réalisation de la Marque Jaune

Le plus délicat dans cette affaire aura paradoxalement été la réalisation de la marque elle-même. Pas évident quand on est comme moi une quiche en dessin (on dit ouiche). J’ai alors eu l’idée de faire appel à ma formation de base (je fais de la Physique en vrai) et de réaliser une projection de la marque à l’aide d’une lentille convergente (appelée vulgairement « loupe »).

Le but sera alors de découper un pochoir en carte plastique pour ensuite peindre la marque directement sur le mur de brique à travers le pochoir.

D’abord il a fallu réaliser l’objet. En optique, l’objet, c’est le truc qu’on veut projeter. J’ai scanné la marque directement sur la BD et je l’ai imprimée sur un transparent, collé sur une rondelle de verre puis l’ai éclairée avec une lampe assez puissante :

Blake et Mortimer la Marque Jaune - objet à projeter

Un peu de calcul

Ensuite il a fallu positionner les différentes éléments :

  • La lampe
  • La rondelle de verre (avec la marque imprimée)
  • La lentille
  • La plaque de plastique destinée à réaliser le pochoir et sur laquelle on veut projeter l’image.

En Physique, on sait calculer précisément ces positions grâce à la relation de conjugaison :

Blake et Mortimer la Marque Jaune - ralation de conjugaison
  • x : distance objet-lentille
  • y : distance lentille-image (carte plastique où l’on souhaite projeter l’image)
  • f : distance focale de la lentille (loupe)

Il nous faut alors une autre donnée, c’est le grandissement, c’est à dire par combien on veut multiplier la taille de l’objet imprimé pour obtenir la taille de l’image.

Ici, l’objet mesure 3,7 cm de large et l’image doit faire 37 cm de large à l’échelle dui diorama. Ca fait donc un grandissement de.. de.. allez, j’attends… 10 ! Bravo.

Ce qui est intéressant avec la relation de conjugaison c’est que le grandissement est aussi égal au rapport y/x. Après 2-3 calculs, on arrive aux relations suivantes qui donnent x et y :

Blake et Mortimer la Marque Jaune - formules

Le 10 dans ces formules, c’est le grandissement, si vous voulez en utiliser un autre, remplacez-le. Ca nous donne les positions à condition de connaître la distance focale f. Soit le fabricant de loupe la donne (rare dans le grand public), soit on la mesure : il y a des méthodes pour le faire. La mienne a une distance focale de 14,4 cm. Donc au final, j’obtiens :

  • x = 15,8 cm
  • y = 158,4 cm

On remarque qu’on retrouve bien un rapport 10 entre les deux, signe que le calcul est probablement juste. L’encombrement à prévoir sera donc x+y = 1,74 m. D’où le bricolage présenté sur la photo ci-contre.

Blake et Mortimer la Marque Jaune - dispositif de projection

Enfin, après dessin et découpe, on obtient un pochoir assez précis :

Masque à projeter de la Marque Jaune - Blake et Mortimer

Il ne reste plus qu’à peindre à l’aérographe en blanc puis en jaune (le jaune est peu couvrant).

Le réverbère

Le réverbère a été assez long à faire. Je l’ai construit comme une brochette autour d’une tige filetée qui a le triple avantage de rigidifier la structure, de permettre de visser littéralement les différents éléments en plus de les coller et de faciliter la fixation du réverbère au sol :

Diorama la Marque Jaune - fabrication du réverbère sur une tige filetée.

Le câble rouge apportera la lumière à la lampe, le retour de courant se faisant par la tige (quatrième avantage de la tige filetée métallique).

Les éléments du réverbère sont ensuite scratché en carte plastique, une LED jaune est ajoutée dans la lanterne en haut :

Diorama la Marque JAune - Blake et Mortimer - Réverbère éclairée

La poubelle et le soupirail

Là encore, du scratch de base. La poubelle a été réalisée à partir d’un cylindre d’emballage de poster et de profilés plastique. Le soupirail est scratché en carte plastique et une grille de photodécoupe a été utilisée :

Diorama la Marque Jaune : expositions

Ce diorama est assez récent, je ne l’ai exposé que deux fois :

L’accueil n’a pas été aussi enthousiaste que je l’espérais, à ma grande surprise peu d’amateurs de SF connaissent Blake et Mortimer. Je me fais vieux il faut croire… Bah tant pis.

Un diorama que j’ai eu beaucoup de plaisir à faire qui m’a permis de sortir de mon ordinaire starwarsien (j’y suis revenu depuis, hein) et qui m’a donné envie de faire d’autres incursions dans la BD. Je pense notamment à la couverture d’Objectif Lune de Tintin mais c’est une autre histoire…

Posté le 1 juin 2020 par petersteven dans

Bataille de Takodana

Resistance strike during the battle of Takodana

Dès la première vision du film, cette scène de la bataille de Takodana a tout de suite alerté mon sens de maquettiste. C’est un peu chiant d’ailleurs. Dès que je regarde un film de SF ou de guerre, j’ai beaucoup de mal à rentrer dedans. Mon esprit ne peut s’empêcher d’analyser les décors et les véhicules ; je me demande toujours comment je pourrais kitbasher ceci, scratcher cela… Ne tombez pas dedans comme moi, le modélisme c’est le diable. Passez-moi donc plutôt une commande, vous garderez l’esprit en paix comme ça 🙂 . Bref. Cette bataille a donc réveillé mon envie de faire des dioramas et c’était pas du luxe.

Un château médiéval dans Star Wars ?

construire le moyen âge

Oui, ça m’a fait bizarre un peu aussi. Mais après tout, on voulait de la nouveauté, ben voilà. Avec Star Wars, on avait déjà eu le western, le péplum, le space opera, pourquoi pas le film de cape et d’épée avec château médiéval en pierre ?

En tous cas ça m’a inspiré, je gardais depuis longtemps dans mes cartons des bouts d’une collection type éditions machin-chouette-construisez-le-moyen-âge-le numéro-un-les-deux-première-pierres-1-euro-seulement. J’avais donc plusieurs sachets pleins de petites pierres qui allaient être parfaites pour ce diorama. Correctement collées et peintes, ça fonctionne pas mal. Et ça coûte pas cher vu que c’était de la récup.

Que d’eau…

Le problème de l’eau est récurent dans la conception d’un diorama. Je tenais à en mettre pour rappeler le lac au bord duquel se déroule la bataille de Takodana. Au passage certains y ont vu un rappel de la légende arthurienne : Maz Kanata serait la dame du lac qui donne son épée (Excalibur – sabre de Luke) au héros sorti de nulle part (Arthur – Rey). J’aime bien cette interprétation. Mais je m’égare.

Il s’agit donc de réaliser l’eau. On trouve autant de techniques que de maquettistes. Ma préférée consiste à utiliser de la résine d’inclusion qu’on trouve dans les magasins de bricolage. Elle sert à réaliser des objets d’un goût exquis comme un presse-livre avec une fleur incluse dedans. Une fois que la résine est polymérisée (et non « sèche »), ce qui prend plusieurs jours, je l’ai recouverte de médium acrylique, utilisé par les peintres pour retarder le séchage (cette fois, c’est bien ça) de la peinture acrylique. Le médium devient transparent en séchant et permet de « sculpter » la surface de l’eau au pinceau.

Le sol boueux

Une des caractéristiques de la scène est le sol ravagé par la première attaque, la terre retournée façon no man’s land WWI. Pour réaliser ceci, j’utilise une préparation à base d’eau, de colle blanche et de sciure en plus ou moins grande quantité que je badigeonne sur toutes la surface. Une fois bien sèche et peinte de plusieurs nuances allant du brun clair au noir, l’effet « terre brûlé » est convainquant (allez hop un petite fleur personnelle, ça mange pas de pain).

Les vaisseaux de la bataille de Takodana

brins d'acier collés sur Tie écrasé

Outre les deux X-Wings T70 de la Résistance, je devais représenter le Premier Ordre. Plutôt qu’un Tie en vol qui aurait alourdi le diorama et aurait produit un effet peu réaliste, j’ai préféré en représenter un écrasé au sol. Ce n’est jamais très enthousiasmant de détruire une maquette. On hésite toujours un peu… et puis on y va franchement.

Le plus dur a été de coller un à un des centaines de petits brins d’acier pour simuler les panneaux solaires déchirés par les tirs de blaster et l’impact au sol. Que de temps passé les yeux rivés à ma loupe binoculaire… Tenez, si vous êtes sages, un jour je vous montrerai une photo de ma tronche avec ma binoculaire. Et après on se demande pourquoi les maquettistes n’arrivent pas à pécho… La fuite de carburant a été réalisée avec la même résine que l’eau mais colorée au colorant universel vert.

Exposition de la bataille de Takodana

J’ai exposé ce diorama à trois reprises :

Je n’en ai pas fini avec l’épisode VII, j’envisage de réaliser la scène de la fuite de Poe Dameron et Finn à bord d’un Tie fighter Forces Spéciales (celui avec la bande rouge) mais c’est une autre histoire.

Posté le 9 mars 2018 par petersteven dans