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maquette

Liste des maquettes

X-Wing T65

Ce n’est pas un T65 X-Wing que je vous offre mais bien deux. Enfin quand je dis « offre », c’est une figure de style, je veux dire en photo hein, parce que c’est mes miens sinon. Ces deux chasseurs sont prévus pour prendre place dans un diorama de la flotte rebelle juste avant l’attaque sur Endor. J’ai voulu mettre en avant le côté hétéroclite (c’est moi ou ce mot sonne bizarrement ?) de la flotte rebelle en créant un chasseur vieux, fatigué, usé et sale et un autre plus récent sans être neuf toutefois, ça ne se fait pas dans Star Wars.

Finemolds, la marque qui a tout changé

Le kit utilisé est bien sûr le même pour les deux modèles, c’est un… rhââ… un FINEMOLDS ! Oui, j’adore cette marque que j’ai découverte comme tout le monde au début des années 2000 avec justement le X-Wing. C’est une petite marque japonaise (6 salariés je crois à l’époque) qui a tenté un coup de poker incroyable : produire un T65 X-Wing fighter et un Tie fighter sans licence puis présenter leur travail à George Lucas en personne. L’histoire dit qu’il aurait été tellement impressionné par la qualité qu’il leur aurait accordé une licence initialement gratuite, se contentant d’un pourcentage sur les ventes (faut pas pousser quand même). Quel philanthrope ce George…

Et la lumière fut

x-wing fighter câblage

Les kits Finemolds se montent tout seul, il suffit en effet de jeter les pièces sur la table et ça se débrouille. La seule vraie difficulté consiste à rajouter l’éclairage, ce n’est pas évident de passer les fils jusqu’aux tuyères d’éjection. S’il n’y en avait qu’une passe encore mais faire les quatre sans que ça se voit de l’extérieur relève vraiment de l’exploit (et allez, je me jette encore des fleurs, non mais je rêve).

x-wing fighter éclairage

Eclairer le cockpit n’est pas non plus une mince affaire (en fait si, c’est très mince pour tout rentrer). J’ai adopté la technique du faisceau de fibres optiques collé sur une LED. Il a fallu ensuite passer les brins dans des trous qui donnent sur le tableau de bord. On en profite pour en envoyer un dans le droïde astromécano. Je vous rappelle que tout ceci est très petit, le dôme du droïde ne fait que 8mm de diamètre.

Perçage des canons d’un T65 X-Wing

x-wing fighter perçage du canon

En parlant de petit, Finemolds a quand même oublié un détail important, les canons ne sont pas percés, ce qui ne fait pas très sérieux :

« -Vas-y Luke dépêche-toi, descend ce chasseur Tie qui est juste derrière moi

-C’est bon Wedge, je l’ai dans mon vis… »

BOOOUUUMMM !!! Le X-Wing du héros a explosé parce que quelqu’un avait oublié d’enlever les bouchons des canons. On rigole mais m’est avis que ça a dû arriver une bande de fois durant les vraies guerres… J’ai donc dû percer un trou de 0,6mm de diamètre sur une surface circulaire de 1mm de diamètre. Croyez-moi c’est une expérience assez transcendante !

Expositions des T65 X-Wing Finemolds

Comme le A-Wing et le B-Wing, ces deux maquettes de X-Wing ont été présentée dans cinq conventions :

Ils sont aujourd’hui dans ma collection personnelle. Ils font partie d’un vaste diorama représentant une flotte rebelle : « Sullust ».

Cliquez ici pour voir le diorama Sullust de la flotte rebelle.

Posté le 29 décembre 2017 par petersteven dans

B-Wing

b-wing fighter

Vous serez peut-être surpris du nom de ce kit « Cruciform Fighter » et non B-Wing. C’est qu’il s’agit d’un garage kit, c’est à dire un kit en résine produit à très peu d’exemplaires ; mon banquier se souvient encore du jour où je l’ai acheté… Ces kits sont souvent produits hors licence et ne peuvent pas utiliser de noms sous copyright, ce qui les rend encore plus difficiles à trouver. Attention, ça n’a rien d’illégal ! Simplement les fabricants sont très limités dans le nombre d’exemplaires qu’ils peuvent produire, moins de 100 en général -d’où les prix stratosphériques. En outre, il ne peuvent pas utiliser les noms officiels sous licence comme « B-Wing« . Lucasfilm en profite aussi largement puisque ça permet de diffuser leurs produits. Tout le monde s’y retrouve.

Les kits en résine : un autre approche

b-wing brochette

Contrairement aux kits en plastique injecté, les pièces sont très souvent pleines donc assez lourdes, ce qui nécessite quelques précautions lors du montage. Un simple collage des pièces les unes aux autres ne suffit pas à assurer une solidité suffisante à l’ensemble. Par conséquent, j’ai construit ce B-Wing comme une brochette en enfilant les sections successivement sur deux tiges en laiton. Les tiges m’ont également permis d’amener le courant électrique à tous les étages du vaisseau.

J’ai ainsi pu loger les LED d’éclairage dans la structure même du vaisseau et les ai soudées aux deux tiges de laiton. J’ai utilisé deux tiges, une pour le + et une pour le -.

b-wing canons

Ces kits en résine imposent des contraintes par rapport aux kits en plastique. La matière n’est pas aussi rigide et les pièces fines comme les canons ont tendance à… bander un peu mou si vous me passez l’expression. Il est presque toujours nécessaire de reconstruire ces pièces en métal (ici encore du laiton) pour avoir une bonne… tige bien droite (hum…).

Détaillage du cockpit du B-Wing

Le cockpit a reçu un détaillage complet. Les cockpits sont les parents pauvres de ces garage kits. Il ne présentent en général que quelques détails sommaires évoquant à peine un panneau de commandes. C’est inacceptable quand on veut faire une maquette d’un bon niveau. Il est alors nécessaire de faire un peu de kitbash pour améliorer le rendu. Cette technique nécessite un peu d’imagination pour se représenter quelle pièce doit aller où et surtout avoir une idée du résultat après peinture. Souvent, en plein milieu du processus, il m’arrive d’avoir des doutes…

b-wing endor sullustéen

Toujours sur le cockpit, je tenais à mettre un pilote sullustéen parce qu’il est de notoriété publique (du moins publique de Star Wars) que les sullustéens sont naturellement de très bons pilotes (bonjour le déterminisme racial…). Ils sont donc à même de prendre en main ces délicats vaisseaux que sont les B-Wings. Je me suis donc procuré une figurine de Nien Numb que j’ai décapitée et dont j’ai collé la tête sur une figurine de pilote à la bonne échelle. Le rendu est assez réaliste (et hop une petite fleur personnelle, on n’est jamais mieux servi que par soi-même) ; les sullustéens se ressemblent tous un peu.

Expositions

Comme sa petite sœur le A-Wing, cette maquette fait maintenant partie d’un diorama très vaste représentant une flotte rebelle complète : « Sullust ». Je l’ai présenté dans cinq conventions :

Cliquez ici pour voir le diorama Sullust de la flotte rebelle.

Posté le 26 décembre 2017 par petersteven dans

RZ-1 A-Wing

A-Wing RZ-1 interceptor

Dans la trilogie originale de Star Wars, la rébellion possède quatre types de chasseurs. On compte aussi bien le vieil Y-Wing datant de la guerre des clones et le récent B-Wing, le célèbre X-Wing qui est un chasseur polyvalent et un intercepteur rapide et léger, le RZ-1 A-Wing. Ce n’est peut-être pas le design le plus intéressant qu’on rencontre dans Star Wars, il s’agit en fait d’un avion un peu modifié mais une collection de maquettes Star Wars ne saurait être complète sans une représentation du RZ-1 A-Wing.

Gravure en relief ou en creux

Les maquettes de A-Wing étaient assez difficiles à trouver jusqu’à il y a peu. Le choix se résumait en gros au vieux kit AMT, produit dans les années 90 mais fabriqué à partir d’un moule racheté à Airfix produit dans les années 80. C’était en effet la glorieuse époque où on se fichait complètement des échelles. Celle de ce kit est évalué en général au 1/48ème. Il présente une particularité assez courante dans les maquettes produites à cette époque : la gravure en relief. Mais -et je vous sens frémir d’une impatience difficile à contenir- qu’est-ce que la gravure en relief ?

Lorsqu’on produit un kit de maquette en plastique, on injecte du plastique dans des moules métalliques. Il est évidemment plus facile de graver un creux dans le moule qui donnera un relief sur la pièce que l’inverse. Ca n’est malheureusement pas du tout réaliste : les jonctions entre les panneaux de blindage d’un engin quel qu’il soit doivent être en creux et non en relief.

Aaaahhh !!!!

Commander Arvel Crynyd

Le travail le plus long sur un kit comme celui-ci consiste donc à poncer les lignes en relief puis les regraver en creux pour obtenir une surface réaliste. Pour la gravure elle-même j’utilise généralement un scalpel à lame un peu usée et de la bande à étiqueteuse Dymo pour graver droit. Le travail consiste à passer et repasser plusieurs fois dans la ligne à graver puis poncer entre chaque passage afin d’enlever suffisamment de matière.

Détaillage du RZ-1 A-Wing

La maquette a reçu un éclairage au niveau des réacteurs et du cockpit, comme dans tous mes modèles. Le pilote est une figurine de soldat de la deuxième guerre mondiale adaptée pour les besoins.

a-wing endor missiles

L’intérieur de l’engin a été détaillé au niveau des lance-missiles, derrière les fentes visibles sur les flancs. Les pièces utilisées proviennent de maquettes de char et d’obus de la deuxième guerre mondiale tournés en laiton. Cela peut paraître étrange de passer du temps à détailler des parties très peu visibles comme celle-ci mais … Ben oui c’est étrange, je ne sais pas quoi dire ! Disons qu’on en voit quand même un tout petit peu.

Expositions

Cette maquette fait maintenant partie d’un diorama très vaste représentant une flotte rebelle entière : « Sullust ». Elle a été présentée dans cinq conventions :

Cliquez ici pour accéder au diorama « Sullust ».

Posté le 24 décembre 2017 par petersteven dans

Eagle Transporter

Eagle transporter cosmos space 1999

Qu’on aime ou pas la série Cosmos 1999 -et personnellement, je n’adhère pas plus que ça- il faut reconnaître que ces maquettes d’Eagle Transporter avaient une sacrée gueule. Leur design, à la foi futuriste et un peu balourd préfigure déjà les engins « industriels » de Star Wars, produit un an après le début de la série. La structure de base de l’engin est tubulaire, seul le cockpit est fermé. Un module de transport occupe le centre du vaisseau, fermé lui aussi mais amovible. Suivant les missions assignée (se faire descendre, se faire carboniser, se faire bousiller…), le module peut être adapté. Plusieurs autres variantes sont d’ailleurs sorties chez le même fabricant. Peut-être en monterais-je d’autres exemplaires plus tard tant ce kit m’a plu.

Canibalisme

Cette maquette m’a été commandée par un client fan de la série en 2016. J’ai mis environ 3 mois à la construire, sa structure étant assez complexe. C’est une maquette intéressante qui présente de nombreuses pièces assez fidèles à celles utilisées par les maquettistes de la série ; on y reconnaît par exemple les deux moitiés d’un petit module Eagle du programme Apollo ; je pense que le clin d’œil était volontaire de la part des maquettistes de la série. Il y a gros à parier qu’ils aient été prélevés sur un kit de fusée Saturne V et réellement utilisés sur les maquettes de la série. Vous pouvez les voir entourés sur la photo ci-contre.

eagle cosmso 1999 module apollo

Cette pratique était très courante dans les ateliers de maquettes à la télévision et au cinéma : plutôt que créer des pièces originales, processus long et fastidieux, autant phagocyter des pièces de kits déjà existants. Cette technique s’appelle le kitbash.

Lignes de joint

eagle cosmso 1999 strcuture tubulaire

Malheureusement, la structure tout en tubulures de l’Eagle Transporter oblige à de longues séances de ponçage. Une maquette présente souvent ce qu’on appelle une ligne de joint -non ce n’est pas du cannabis à sniffer- à l’endroit où les deux parties du moule se rejoignent lors de la production d’une pièce. Il y a toutefois toujours un tout petit peu de plastique liquide qui parvient à s’immiscer entre les deux moitiés du moule à la jonction. Il en découle cette disgracieuse ligne de joint souvent présente le long des pièces d’une maquette. Si vous demandez à un maquettiste ce qu’il fait de ses journées, en gros il vous dira probablement: « je ponce du plastique et je nettoie mon aérographe, c’est à peu près tout ». Sur ce modèle, c’est au bas mot plusieurs mètres de tubes qu’il a fallu poncer pour éliminer ces %ùç#!!&&@ de lignes de joint.

Le montage quoique que complexe se fait assez bien mais nécessite beaucoup de mastic dans les jointures. La peinture est agréable à faire sur toutes les parties planes, le panelling se fait au pochoir. Elle est plus ennuyeuse et plus longue sur les parties tubuleuses, il ne faut rien oublier.

Le socle représente un sol lunaire. J’étais parti au début sur une piste d’atterrissage en forme de croix orange comme on le voit dans la série mais une pénurie de carte plastique a eu raison de ma détermination. Je me suis rabattu sur un sol lunaire réalisé avec de l’enduit de bricolage travaillé en surface et peint à l’aérographe sous incidence rasante. Les cratères sont sculptés directement dans la masse d’enduit, un peu comme on travaille la pâte à modeler.

Expositions de la maquette Eagle Transporter

Cette maquette a été présentée deux fois en convention :

Elle est aujourd’hui en Suisse où son propriétaire la bichonne amoureusement (enfin j’espère).

Posté le 17 décembre 2017 par petersteven dans