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  • Alpha Moonbase - Cosmos 1999

La série

alpha moonbase capture d'écran

Cosmos 1999

Cosmos 1999 est une série anglaise de science fiction appartenant au sous genre « SF haut perché » un peu dans la même veine que 2001 l’Odyssée de l’Espace où les questions pseudo-philosophiques ou mystiques prennent souvent le pas sur l’action pure.

L’action se déroule dans le futur, en 1999 – aaarrrghh… je suis vieux, quand je regardais cette série dans les années 80 je croyais vraiment que 1999 était le futur !! L’humanité stocke ses déchets radioactifs sur la Lune dans un centre appelé base lunaire alpha (alpha moonbase en VO) dirigé par John Koenig joué dans la série par Martin Landau.

Dès le premier épisode, quelqu’un oublie d’éteindre le réacteur nucléaire en sortant des toilettes. L’explosion est si violente qu’elle arrache un bout de Lune et la fait sortir de son orbite. Pas le petit pétard du 14 juillet en somme. La série raconte ensuite ce qui arrive aux 311 occupants de la station Alpha dans leur voyage aux confins de l’Univers. Ca va vite une Lune radioactive, on croirait pas.

Le véhicule standard dont est dotée la base lunaire alpha est appelé « aigle transporteur » mais il faut avouer que ça claque beaucoup plus en Anglais : Eagle transporter. Pourtant c’est presque la même expression mais y’ a rien à faire « igueule trénesporteur » ça fait plus classe. Sont forts ces anglais. Mais je m’égare. Ce vaisseau va servir tout au long des 48 épisodes  essentiellement à se faire descendre. Les héros en perdent environ un tous les deux épisodes mais en ont toujours autant tout au long des deux saisons.

Ces engins capables de voyager à 15% de la vitesse de la lumière ne sont pas armés de série mais peuvent être équipés de modules de combat en option (à condition de prendre aussi les jantes alu et le radar de recul). D’une façon générale, le module central est amovible et peut-être remplacé par un laboratoire scientifique, une infirmerie, une salle disco, un four à pizza etc. Bien entendu les vaisseaux de la série, produite entre 1975 et 1977 sont des maquettes, point d’image numérique à l’époque. Des centaines de maquettes furent produites pour la série et donc bien souvent détruites, explosées, massacrées, atomisées, annihilées, anéanties.

La maquette

eagle transporter babord
  • Modèle : Eagle Transporter
  • Fabriquant : MPC
  • Année de première édition : 2015
  • Echelle : 1/48
  • Matière: Plastique injecté

Qu’on aime ou pas la série Cosmos 1999 -et personnellement, je n’adhère pas plus que ça- il faut reconnaître que ces maquettes d’Eagle Transporter avaient une sacrée gueule. Leur design, à la foi futuriste et un peu balourd préfigure déjà les engins « industriels » de Star Wars, produit un an après le début de la série. La structure de base de l’engin est tubulaire, seul le cockpit est fermé. Le centre est occupé par un module de transport, fermé lui aussi mais amovible. Suivant les missions assignée (se faire descendre, se faire carboniser, se faire bousiller…), le module peut être adapté. Plusieurs autres variantes sont d’ailleurs sorties chez le même fabricant. Peut-être en monterais-je d’autres exemplaires plus tard.

Canibalisme

 

Cette maquette m’a été commandée par un client fan de la série en 2016. J’ai mis environ 3 mois à la construire, sa structure étant assez complexe. C’est une maquette intéressante qui présente de nombreuses pièces assez fidèles à celles utilisées par les maquettistes de la série ; on y reconnaît par exemple les deux moitiés d’un petit module Eagle du programme Apollo ; je pense que le clin d’œil était volontaire de la part des maquettistes de la série. Il y a gros à parier qu’ils aient été prélevés sur un kit de fusée Saturne V et réellement utilisés sur les maquettes de la série. Vous pouvez les voir entourés sur la photo ci-contre.

Cette pratique était très courante dans les ateliers de maquettes à la télévision et au cinéma : plutôt que créer des pièces originales, processus long et fastidieux, autant phagocyter des pièces de kits déjà existants. Cette technique s’appelle le kitbash.

Lignes de joint

 

eagle transporter tubuluresMalheureusement, la structure tout en tubulures de l’Eagle Transporter oblige à de longues séances de ponçage. Une maquette présente souvent ce qu’on appelle une ligne de joint -non ce n’est pas du cannabis à sniffer- à l’endroit où les deux parties du moule se rejoignent lors de la production d’une pièce. Il y a toujours un tout petit peu de plastique liquide qui parvient à s’immiscer entre les deux moitiés du moule à la jonction. Il en découle cette disgracieuse ligne de joint souvent présente le long des pièces d’une maquette. Si vous demandez à un maquettiste ce qu’il fait de ses journées, en gros il vous dira : « je ponce du plastique et je nettoie mon aérographe, c’est à peu près tout ». Sur ce modèle, c’est au bas mot plusieurs  mètres de tubes qu’il a fallu poncer pour éliminer ces %ùç#!!&&@ de lignes de joint.

Le montage quoique que complexe se fait assez bien mais nécessite beaucoup de mastic dans les jointures. La peinture est agréable à faire sur toutes les parties planes, le panelling se fait au pochoir. Elle est plus ennuyeuse et plus longue sur les parties tubuleuses, il ne faut rien oublier.

Le socle représente un sol lunaire. J’étais parti au début sur une piste d’atterrissage en forme de croix orange comme on le voit dans la série mais une pénurie de carte plastique a eu raison de ma détermination. Je me suis rabattu sur un sol lunaire réalisé avec de l’enduit de bricolage travaillé en surface et peint à l’aérographe sous incidence rasante. Les cratères sont sculptés directement dans la masse d’enduit, un peu comme on travaille la pâte à modeler.

Expositions de la maquette Eagle Transporter

 

Cette maquette a été présentée deux fois en convention :

Elle est aujourd’hui en Suisse où son propriétaire la bichonne amoureusement (enfin j’espère).

par petersteven