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Le film

b-wing Endor

Star Wars épisode VI
Le Retour de Jedi

La flotte rebelle s’apprête à sauter en hyperespace pour rejoindre Endor où doit avoir lieu la bataille finale qui doit signer le début de la fin de l’Empire Galactique et l’élimination de l’Empereur Palpatine (c’est moyen pour des gentils rebelles l’assassinat politique, non ?). Dans une de mes scènes préférées de toute la saga, servie par une musique exceptionnelle de John Williams on aperçoit un véritable ruban de chasseurs slalomant entre les croiseurs rebelles avant de sauter en hyperespace. Et parmi eux, pour la première fois à l’écran, le design le plus intéressant de toute la trilogie originale : le B-Wing.

Je vous vois déjà vous précipiter sur votre magnétoscope à cassettes pour vous repasser le Retour du Jedi pour retrouver la scène dont est issue l’image qui illustre ce texte. Laissez vos VHS et autres Laserdiscs tranquilles, vous ne la verrez pas, elle n’est pas dans le film. Et pourtant c’est l’illustration la plus répandue du B-Wing. Je me souviens qu’elle apparaissait même dans mon livre d’anglais quand j’étais au collège ! Elle aurait dû être dans le film, on aurait tellement adoré qu’elle y soit mais pour gagner quelques minutes de bobines, toutes les scènes dans lesquelles les B-Wings entrent en action ont été coupée.

Il ne nous reste que quelques secondes durant lesquelles on peut apercevoir une poignée de B-Wings slalomer entres les vaisseaux capitaux de l’Alliance rebelle puis déployer leurs ailes avant d’entrer dans la bataille mais c’est tout. C’est vraiment dommage parce que ce vaisseau est peut-être mon préféré tant son concept est original et bien pensé. Attention, j’adore aussi les X-Wings et les Y-Wings mais ils restent des avions améliorés alors que le B-Wing, c’est vraiment du jamais vu.

Là où tout va par nombre pair sur les autres vaisseaux (les ailes, les canons, les ailerons…) ici tout va par trois, ce qui incite à vraiment réfléchir au fonctionnement de cet engin. Le cockpit gyroscopique orientable laissait imaginer des acrobaties dingues mais malheureusement, c’est coïtus interruptus, on ne voit rien dans le film. On n’a même pas droit au petit mot du chef de l’escadron de B-Wings « Blue leader, standing by » (bon, il est sullustéen et ne parle pas anglais, c’est vrai) comme les autres. Enfin tant pis , il nous reste les maquettes et les illustrations, très nombreuses sur le web.

Le projet

b-wing endor face
  • Modèle : Cruciform Fighter
  • Fabriquant : Blue Moon
  • Année de première édition : 2006
  • Echelle : 1/48
  • Matière: Résine

Vous serez peut-être surpris du nom de ce kit « Cruciform Fighter » et non B-Wing. C’est qu’il s’agit d’un garage kit, c’est à dire un kit en résine produit à très peu d’exemplaires ; mon banquier se souvient encore du jour où je l’ai acheté… Ces kits sont souvent produits hors licence et ne peuvent pas utiliser de noms sous copyright, ce qui les rend encore plus difficiles à trouver. Attention, ça n’a rien d’illégal ! Simplement les fabricants sont très limités dans le nombre d’exemplaires qu’ils peuvent produire, moins de 100 en général -d’où les prix stratosphériques. En outre, il ne peuvent pas utiliser les noms officiels sous licence comme « B-Wing« . Lucasfilm en profite aussi largement puisque ça permet de diffuser leurs produits. Tout le monde s’y retrouve.

Les kits en résine : un autre approche

 

Contrairement aux kits en plastique injecté, les pièces sont très souvent pleines donc assez lourdes, ce qui nécessite quelques précautions lors du montage. Un simple collage des pièces les unes aux autres ne suffit pas à assurer une solidité suffisante à l’ensemble. Par conséquent, j’ai construit ce B-Wing comme une brochette en enfilant les sections successivement sur deux tiges en laiton. Les tiges m’ont également permis d’amener le courant électrique à tous les étages du vaisseau. J’ai ainsi pu loger les LED d’éclairage dans la structure même du vaisseau et les ai soudées aux deux tiges de laiton. J’ai utilisé deux tiges, une pour le + et une pour le -.

Ces kits en résine imposent des contraintes par rapport aux kits en plastique. La matière n’est pas aussi rigide et les pièces fines comme les canons ont tendance à… bander un peu mou si vous me passez l’expression. Il est presque toujours nécessaire de reconstruire ces pièces en métal (ici encore du laiton) pour avoir une bonne… tige bien droite (hum…).

 

 

Détaillage du cockpit du B-Wing

 

Le cockpit a reçu un détaillage complet. Les cockpits sont les parents pauvres de ces garage kits. Il ne présentent en général que quelques détails sommaires évoquant à peine un panneau de commandes. C’est inacceptable quand on veut faire une maquette d’un bon niveau. Il est alors nécessaire de faire un peu de kitbash pour améliorer le rendu. Cette technique nécessite un peu d’imagination pour se représenter quelle pièce doit aller où et surtout avoir une idée du résultat après peinture. Souvent, en plein milieu du processus, il m’arrive d’avoir des doutes…

Toujours sur le cockpit, je tenais à mettre un pilote sullustéen parce qu’il est de notoriété publique (du moins publique de Star Wars) que les sullustéens sont naturellement de très bons pilotes (bonjour le déterminisme racial…). Ils sont donc à même de prendre en main ces délicats vaisseaux que sont les B-Wings. Je me suis donc procuré une figurine de Nien Numb que j’ai décapitée et dont j’ai collé la tête sur une figurine de pilote à la bonne échelle. Le rendu est assez réaliste (et hop une petite fleur personnelle, on n’est jamais mieux servi que par soi-même) ; les sullustéens se ressemblent tous un peu.

Expositions

 

Comme sa petite sœur le A-Wing, cette maquette fait maintenant partie d’un diorama très vaste représentant une flotte rebelle complète : « Sullust ». Je l’ai présenté dans cinq conventions :

Cliquez ici pour voir le diorama Sullust de la flotte rebelle.

par petersteven