Cette maquette de destroyer stellaire impérial est russe. La marque Zvezda est connue pour… euh rien en fait, pas du tout connue par chez nous. On arrive à trouver quelques maquettes de tanks ou d’avions de cette marque en magasin mais l’édition de leur destroyer impérial est une vraie (excellente) surprise.
La maquette est de grande qualité, le niveau de détail très satisfaisant. Un seul bémol, il semblerait que le modèle soit une sorte de mix entre les différentes maquettes de tournage. En effet, entre le modèle d’Un Nouvel Espoir et ceux de l’Empire contre-attaque et le Retour du Jedi, il y a de nombreuses différences que j’évoquerai lors d’un prochain article dans la catégorie Analyse.
Monter une maquette de l’Enterprise n’est pas très facile. D’abord il faut choisir la version que l’on souhaite construire : il y en beaucoup. Le kit Polar Light que j’ai utilisé permet de monter deux versions : le NCC-1701 (celui des épisodes 1,2 et 3 au cours duquel il est détruit) et le NCC-1701-A. J’ai choisi ce dernier car les teintes bleutées me plaisaient plus que les teintes vertes du vaisseau d’origine.
Les aménagements intérieurs de l’Enterprise NCC-1701-A
L’U.S.S. Enterprise NCC-1701-A apparaît dans trois films (épisodes 4, 5 et 6) et à aucun moment on ne voit d’arboretum (un nom très savant pour dire un jardin). J’ai visionné tous les films et tous les épisodes de Star Trek ; s’il y en a un qui montre un arboretum, je ne suis pas tombé dessus.
Je ne sais donc pas où Polar Light a trouvé cette idée mais il faut reconnaître que c’est pas mal.
Je me suis contenté de refaire les arbres, l’eau et les buissons. Il existe un kit de photodécoupe très onéreux pour améliorer la scène mais honnêtement elle ne se voit quasiment pas. J’ai préféré faire avec les moyens du bord. Le plafond a été un calvaire. Il fallait à la fois qu’il soit transparent pour permettre l’éclairage de l’arboretum et qu’ils soit peint pour le réalisme. J’ai dû faire un masquage assez délirant qui m’a pris plusieurs heures… et qui ne se verra finalement que très très mal. C’est le lot des maquettistes.
Imaginez les centaines de découpes au 1/2 mm qu’il a fallu faire pour réaliser ce masque. Les parties masquées sont destinées à rester transparentes et rétroéclairées. Les parties libres ont reçu une couche de peinture argentée puis une couche de gris foncé. Le tout a été vernis au klir.
Vous trouverez des détails supplémentaires sur la conception de ces parties intérieures dans les articles « work in progress » que j’ai réalisé pour ce modèle.
La maquette de l’Enterprise NCC-1701-A : une histoire de masques
D’une manière générale, ce montage a surtout été l’occasion d’éprouver toutes sortes de techniques de masquage. Pour simuler les tâches lumineuses des différents projecteurs disposés à surface du vaisseau, j’ai peint l’intérieur en noir et argent à l’exception de quelques zones dont le rôle est de laisser passer la lumière de l’intérieur vers l’extérieur. Vous pouvez voir le résultat dans la galerie de photos juste en dessous.
Le corps du vaisseau, le « cigare » a reçu une peinture d’une complexité que je n’ai que très rarement eu l’occasion d’expérimenter. J’ai dû avoir recours aux masques de la marque Aztec. Les découper moi-même aurait été beaucoup trop long et le résultat forcément moins bon.
L’éclairage
Ce qui frappe quand on voit l’Enterprise pour la première fois sur écran, c’est la complexité de l’éclairage. Et il faut bien reconnaître que c’est une réussite. Si vous avez deux ou trois heures à perdre, cliquez sur ce lien pour voir ce que l’un de mes amis appelle « la scène de masturbation sur l’Enterprise » du premier film. C’est vraiment ce qui donne vie au vaisseau. Pour reproduire cet éclairage complexe, j’ai eu recours à un kit vendu sur le site Trekmodeler . Pas donné mais efficace. Avec le recul, je pense qu’il y aurait eu moyen de concevoir ce kit avec une carte Arduino, ca sera pour la prochaine fois.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, réaliser une maquette de Faucon Millenium n’est pas très difficile. En effet, au-delà de la technique pure, ce qui peut rendre un montage difficile, c’est l’ensemble des choix qu’on doit faire. Un mauvais choix peut vite ruiner une création. Pour le Faucon, on est en fait assez libre. Il existe des dizaines de versions, toutes avec ses spécificités. Le Faucon Millenium Altaya présente une des versions vues dans l’Empire contre-attaque, la maquette principale de tournage.
Un Faucon Millenium ? Non, des Faucons Millenium.
Il faut effectivement oublier le concept d’un Faucon Millenium unique en modélisme. Même si les films nous font croire qu’il s’agit du même vaisseau durant maintenant 5 épisodes, ce n’est pas le cas sur les lieux de tournage. On compte au moins 9 versions (liste non exhaustive) :
Star Wars épisode IV – Un Nouvel Espoir
Décor échelle 1 (Mos Eisley et Etoile de la Mort, en fait un demi Faucon)
Maquette de tournage
Star Wars épisode V – L’Empire contre-attaque
Décor échelle 1 (Hoth)
Maquette principale
Maquettes secondaires (accrochée sur la tour d’un stardestroyer ou sous la frégate médicale)
Matte painting (Bespin)
Star Wars épisode VI – Le Retour du Jedi
Maquette principale
Maquette secondaire
Matte painting (Home One)
Et ce n’est rien que pour la trilogie originale. On pourrait aussi ajouter les versions numériques réalisées pour les rééditions des films en 1997 et pour les dvd (au moins 6 versions de plus) ainsi que les versions numériques, maquettes et décors utilisés pour les épisodes VII et VIII. Je pense qu’au total, on peut au moins dénombrer 20 versions du Faucon avec chacune ses spécificités, ses détails voire même sa forme propre.
Vous voulez peut-être que je sorte pour pousser ?
Leia
Images des différentes versions de l’Empire contre-attaque
Petite maquette de tournageMatte painting du Faucon, sur BespinGrande maquette de tournage, version proposée par AltayaDécor de la base de Hoth, on remarque des différences importantes par rapport aux maquettesVersion numérique du Faucon Millenium apparue avec les versions corrigées des films en 1997
Faucon Millenium Altaya : quelle version ?
Ce modèle était vendu comme étant une reproduction de la maquette de tournage principale. Mes recherches sur les photos de la maquette de tournage ont montré qu’il est très fidèle. Même si le prix de revient (plus de 1200 €) paraît exorbitant, c’est franchement justifié. Ce modèle est le meilleur qui soit jamais sorti à ce jour (et pour longtemps).
Il surpasse même le Master Replica, de même taille qui côte aujourd’hui à plus de 3000 €. Gros investissement donc mais finalement assez raisonnable. Si tant est que l’adjectif « raisonnable » puisse avoir un sens quand on fait du modélisme…
Le Faucon Millenium Altaya, un montage inhabituel
A cause du modèle économique d’Altaya, il n’était pas possible de fournir une coque d’une seule pièce comme on le rencontre avec les maquettes classiques (Finemolds ou Bandaï). En effet Altaya vend ses pièces semaine par semaine chez le marchand de journaux, il fallait donc bien diluer la maquette sur 100 numéros. On retrouve donc une structure métallique comme je l’ai précédemment montré dans les articles WIP. Sur cette structure sont vissées des plaques de résine qui s’ajustent parfaitement, comme un puzzle.
Et en plus ça s’ouvre : bientôt la phase 2
Contrairement à ce que recommande la notice de montage, je n’ai pas fermé définitivement le vaisseau. La coque supérieure est seulement posée pour permettre de voir l’intérieur du vaisseau.
Pour l’instant, il n’y a pas grand chose à voir mais dans l’avenir, je compte réaliser tout l’intérieur du Faucon Millenium, chaque pièce, chaque coursive du vaisseau sera scratchée dans le moindre détail. J’ai déjà bien avancé la partie centrale, avec les réservoirs de carburant.
Voici un petit avant-goût :
Expositions
Tel que vous le voyez sur cette page, ce Faucon Millenium Altaya n’a été présenté qu’une seule fois en convention, à Migennes 2018 et le sera une fois de plus à Cusset au mois d’avril. Cependant, vous aurez l’occasion de le revoir prochainement lorsque la phase 2 sera terminée.
Je n’avais pas vraiment prévu cette maquette dans mon planning. C’est en faisant une commande sur starship modelers, de la photodécoupe pour mon Eagle Transporter que je suis tombé sur une Lotus Esprit de Fujimi. Je n’avais encore jamais entendu parler de cette maquette avant. Achat compulsif. Je l’ai montée juste après le Eagle, comme on prend un digestif à la fin d’un bon repas.
Il n’y a pas grand chose à dire sur ce montage, je l’ai fait « out of the box » en suivant bien sagement les instructions du plan. La maquette est de très bonne qualité. L’intérieur est assez peu détaillé mais comme il est quasiment invisible une fois la voiture refermée, ce n’est pas grave. Pour une pièces importante j’aurais sûrement fait l’effort de redétailler mais là, je vous l’ai dit c’était une sucrerie.
La Lotus Esprit ne peut pas vraiment se transformer
Et oui, c’est un peu décevant mais si on observe attentivement la scène, on s’aperçoit qu’il s’agit d’une supercherie :
La Lotus Esprit juste avant le plongeon : on voit un dessous de caisse classique
La Lotus Esprit juste après le plongeon : le dessous de caisse est lisse comme la coque d’un bateau
On le voit très bien sur les screenshots : il n’est pas possible que la version voiture ait pu devenir la version sous-marin. Seule la magie du cinéma a pu nous le faire croire. La magie du cinéma et le fait qu’en 1977 les dvd n’existaient pas. On ne pouvait pas faire d’arrêts sur image précis !
Navigation aux instruments
Un autre détail montre l’impossibilité de cette transformation. Des sortes de persiennes sont apparues sur toutes les vitres de la voiture. Difficile de comprendre d’où elles sortent. D’ailleurs le film ne montre pas cette transformation. Il montre les roues qui s’escamotent mais pas la sortie des persiennes. On se demande d’ailleurs à quoi elles servent, ça doit être un peu chiant de piloter un sous-marin avec aussi peu de visibilité. La réponse est que si le sous-marin de tournage était fonctionnel, il était en fait plein d’eau et manœuvré par des plongeurs. Il fallait les dissimuler, d’où les persiennes. Et non, Roger Moore et Barabara Bach n’étaient pas dedans.
Une info insolite sur laquelle je suis tombé récemment, Elon Musk le fantasque milliardaire sud africain va essayer de recréer la Lotus transformable. Après avoir balancé une bagnole dans l’espace, il va en balancer une dans l’eau. Je sais pas vous mais moi je trouve que ce gars commence à ressembler véritablement à un méchant de James Bond.
Du blanc moins blanc que blanc
Un aspect intéressant de ce montage est la couleur de base de la carrosserie. « Ben quoi, c’est blanc ! ». D’abord je vous prierai de vous adresser à moi sur un autre ton, non mais. Blanc ça n’existe pas en modélisme. Pas plus que noir d’ailleurs. Il faut toujours casser un peu le blanc, avec une couleur froide ou une couleur chaude suivant l’effet recherché. là j’ai choisi un brun clair. Il s’agit de mélanger quelques gouttes de couleur avec la peinture blanche. Observez la réalité autour de vous. Vous verrez que même la surface la plus blanche qui soit apparaît toujours légèrement teintée à cause de la lumière extérieure, d’un reflet ou de la patine naturelle.