logo fantastic modelers logo fantastic modelers logo fantastic modelers

sculpture

Liste des sculptures

Figurine de la Princesse Leia

portrait de la princesse Leïa

La Sculpture 3D

le début du sculpt

En premier lieu, le corps de la figurine de la princesse Leïa a été réalisé et positionné dans un logiciel de création de corps humain Daz Studio . Ce soft très pratique et complet (gratuit de base) permet de créer un modèle simplifié qui une fois importé dans Zbrush peut être facilement modifié. Ah oui, c’est bien ça, mais c’est quoi Zbrush ? Une nouvelle marque de brosse à dents ? Non rassures toi ami(e) lecteur, je ne vais pas te laisser dans le flou. Zbrush, c’est LE logiciel de sculpture de référence. Très orienté sculpture organique à ses débuts, il est maintenant utilisé pour faire à peu prêt tout dans le domaine de la sculpture numérique et l’illustration.


Il a fallu être très subtil pour retrouver la pose exacte si élégante de la belle. La tête de la princesse est disponible gratuitement sur le web mais en version Leia slave. Par ailleurs, j’ai du retoucher la chevelure et donner un côté plus poupon et plus jeune à la princesse ainsi que lui esquisser un léger sourire mutin.

Je sais.

Han Solo

A corps perdu (dans l’espace)

la sculpture des vêtements

En fait, c’est bien d’être toute nue mais faut bien se vêtir un peu pour chasser du stormtrooper.


Dans l’ordre des choses à faire :

  • Récupération d’un fichier 3D du gun de Han solo.
  • Création de la chemise et mise en place de plis réalistes.
  • Création de la ceinture, des accessoires et du holster.
  • Rajout d’un pendentif avec l’insigne de l’alliance rebelle
  • Mise en place d’un socle inspiré d’un conteneur du Falcon Millenium.

Du virtuel au réel

En outre, ce qui est bien quand on fait de la sculpture numérique, c’est de pouvoir passer de ce modèle impalpable en 3D dans votre ordinateur à un objet tangible entre vos doigts. Il faut reconnaître que cette révolution technologique est juste extraordinaire. Je reviendrais en détails sur le processus, la technologie DLP que j’utilise, etc.


En résumé, la figurine est coupée en tranches de la taille de 50 µm. Ensuite, elles sont imprimées les unes après les autres dans un bac de résine jusqu’à ce que la figurine soit achevée.

Assemblage de la figurine de la princesse Leia

Une fois sortie du bac de résine, nettoyée de ses supports, il faut assembler chaque pièce de la figurine de la Princesse Leïa. Comme on le ferait avec une maquette traditionnelle. Pour cette statue tirée à de nombreux exemplaires, chaque partie fut confié à un mouleur pour en effectuer des tirages résines.

Peinture et likeness

Clonage de princesse Leïa

Enfin la dernière étape et pas la plus facile fut de peindre la princesse. Bien que le corps et les divers accessoires ne posèrent pas de problème majeur, le visage nécessita une attention particulière pour donner vie à cette mine pouponne et adulte à la fois.

la figurine de la Princesse Leïa finie

Cette figurine de la Princesse Leïa est toujours disponible à la vente. N’hésitez pas à me contacter.

Posté le 21 novembre 2020 par philigore dans

William Corvinus, lycan

Né d’une collaboration avec une équipe de collectionneurs Franco-Suisses, j’ai réalisé il y a quelques années un buste au 1/3 d’un lycan William tiré du film  » Underworld évolution« . Cette création avait un challenge intéressant car le buste devait être couvert de « vrais » poils et non de poils sculptés à même le buste.

Pour la première fois, j’allais aussi essayer une nouvelle matière, la plastiline Chavant Médium couramment utilisée dans le domaine de la sculpture professionnelle.

Le rough en sculpture

William Rough

Avant d’attaquer le buste, je réalisai un rough (croquis) de la future sculpture à plus petite échelle afin de déterminer la posture finale de la pose.

Une fois cela validé, j’attaquai la sculpture en plastiline Chavant. Au bout d’une trentaine d’heure, la bête était finie.

Je séparai la sculpture en plusieurs parties afin d’en faciliter le moulage : oreilles, dentition et le reste du buste.

 
Le rotomoulage, la muscu pas chère

Le moulage fut réalisée en silicone avec une chape de plâtre pour maintenir l’ensemble. La résine fut coulée suivant la technique du rotomoulage. Si vous avez cliqué sur le lien (tant pis pour les autres), vous avez pu voir que la technique est assez physique. Il existe des machines qui font ça très bien mais bon faut les construire ou les acheter et pour le peu de tirage que j’avais, j’ai préféré faire ça à la main.

Après avoir pris 10 cm de plus à chaque avant bras, les tirages résines étaient prêts. Nettoyage, brossage, séchage, et hop plus qu’à assembler les trois parties…

Afin de dissimuler les raccords (même minimes), je travaille comme les maquettistes avec du Milliput (non, ce n’est pas une prostituée de petite taille – bonne chance pour traduire ça en anglais petersteven).

Une fois cette étape achevée, j’ai passé une couche d’apprêt gris sur les tirages afin de donner un peu plus de lisibilité, ce qui révèle souvent les défauts qu’il faudra corriger.

Avant dernière étape et pas des moindres avant le poilage : la peinture. Le lycan William est loin d’être simple à peindre. Sa peau laiteuse grisâtre est parcourue de minuscules veines et de « tâches » de vieillesse. Je passerais de nombreux heures à peindre les 7 exemplaires, le premier étant toujours le plus difficile et le plus long à peindre avant de prendre le coup de pinceau sur les suivants…

A poil la bête

Nous voila maintenant à l’ultime étape, la pose des poils. Après avoir rejeté l’utilisation de ma propre pilosité (oui je suis assez proche des wookies de ce côté là), je me suis dirigé vers le crêpé de laine que l’on utilise pour faire des fausses barbes ou moustaches. La technique est plus simple qu’il n’y parait, je commence à coller les poils à la base du buste par couches successives, ainsi la couche supérieure cache les raccords de la couche inférieure. Le plus difficile étant de cacher les poils qui seront directement en raccord avec la peau. J’ai passé en général 1/2 heure de poilage par buste.

Dernières finitions qui permettaient à chacun d’avoir un modèle unique : sang dans la gueule, poils humides…

Après quelques mois, les lycans étaient finis et parvinrent chez leurs propriétaires respectifs, ravis….

Posté le 5 juin 2018 par philigore dans

The walking dead

waling dead jeunes walkers

J’ai réalisé ce projet pour des collectionneurs. Ils souhaitaient avoir une gamme de dioramas au 1/6ème sur le thème de la série The walking dead qui reprendrait des scènes et/ou des personnages cultes. Deuxième réalisation de cette gamme nommée pour l’occasion « the walkers », j’ai proposé le thème de l’enfance avec trois personnages « zombifiés » très importants dans la série :

  • la petite fille que Rick tue dans la saison 1, la « Teddy Girl »
  • Sophia, la fille perdue de Carol de la saison 2
  • Penny, la fille du Gouverneur dans la saison 3.

Un diorama appétissant

The walking dead diorama

Six dioramas et une Teddy girl seule seront réalisés. Le projet prévoyait de réaliser un socle détachable en trois parties. Chacune d’entre elle représentait un élément de décor correspondant au « walker » :

  • une route avec un vieux journal, une canette et un panneau Atlanta pour la « Teddy girl ».
  • un sol de terre, d’herbe et de paille, ainsi qu’un zombie la tête éclatée pour Sophia.
  • un tapis avec un seau de tripes et une photo de famille pour Penny.

beuaarrghh… Rrfghht rrrrhââ

Penny

Le likeness

La difficulté du diorama était de réaliser ces trois personnages sans sombrer dans la côté Gore. On devait sous le mort-vivant retrouver l’innocence de l’enfance… Un défi de taille car chaque fillette devait ressembler à son personnage de la série. Ce que l’on appelle le likeness en sculpture.

Chaque personnage a été réalisé indépendamment en supersculpey en plusieurs partie pour faciliter le moulage réalisé par mon ami Cinémodèles créations.

Les petites fleurs… long à peindre !

Une fois les tirages reçus, je les ai dégraissé, assemblé puis passé sous une couche d’apprêt gris avant d’attaquer la peinture. Chaque personnage étant réalisé en plusieurs exemplaires, des pots de teintes pour chaque partie du corps (peau, vêtements, cheveux, plaies..) furent préparés à l’avance afin de garder une parfaite unité.

Le travail de peinture fut de longue haleine car entre les petites fleurs du pyjama de la Teddy Girl et l’arc en ciel du Tee-Shirt de Sophia, il y avait de quoi faire.

Le jardin, l’ami des diorama

Une fois la peinture réalisée, il fallait préparer les socles de forme ovale et en trois parties. Solution ? Scie sauteuse et défonceuse (non, ce n’est pas le petit nom de Petersteven dans les milieux autorisés).

  • Le socle goudronné de la teddy girl fut réalisé avec du papier de verre gris parfait pour cette échelle. Quelques traces de pneus au brossage à sec, un coup d’aéro à travers un pochoir pour simuler la signalisation sur le bitume, une vielle cannette et un vieux journal froissé et le tour étaient joué.
  • Le socle terreux correspondant à l’entrée de la grange d’Herschel fut réalisé avec de la terre saupoudrée sur le socle enduit de colle à bois. Quelques herbes et petits cailloux glanés dans mon jardin et l’illusion était parfaite.
  • Celui de Penny fut réalisé avec l’impression d’une image de vieux tapis trouvé sur le net collée sur le socle.

Mis à part les personnages, aucun des éléments de décors n’était fixés permettant à chacun de moduler son diorama comme il le souhaitait.

walking dead trois jeunes filles walkers

Posté le 29 janvier 2018 par philigore dans

Maitre Yoda

maître Yoda visage

Réaliser une figurine de maître Yoda était loin d’être un défi pour moi. Grand fan du personnage, j’en ai de nombreux à mon actif, plus ou moins réussis suivant les dates de réalisation. Bizarrement ce sont les plus anciens qui étaient les plus « moches », certainement l’érosion du temps.

Ce modèle était un cadeau pour le frère d’une amie, grand fan de l’univers Star Wars.

Maître Yoda, un personnage emblématique

maître Yoda master figure

Rien de bien compliqué si ce n’est les vêtements que j’avais prévu de faire en tissu. Première étape comme toujours la sculpture des différents éléments du corps, visage, mains et pieds en pâte polymère super sculpey. Le reste du corps étant caché par le tissu, inutile de trop le détailler et d’utiliser cette matière. Yoda est un personnage très connu du grand public, emblématique. Impossible de jouer sur le principe du monstre et de la facilité, de cacher les erreurs anatomiques ou autres sous une pustule, une plaie béante et cie. Là, la ressemblance est primordiale.

Comme à mon habitude, je fouille dans ma base de données photos issues de l’épisode 5 et 6, je fais des captures des films. Bref je me documente un max pour saisir l’âme du personnage, m’en imprégner… Même si je connais bien le p’tit bonhomme vert, on peut toujours améliorer les choses. Et puis je manque de ref pour les pieds, on ne les voit pas souvent. Pour améliorer tous ça, je découvre par la même occasion que le musée Tussauds de Londres ouvre une section Stars Wars ou l’on peut découvrir entre autre notre « Master Yoda » dans son environnement

J’en profite pour glaner de nouvelles photos de la sculpture qui est absolument parfaite. Après quelques heures de sculpt, je « tiens » le personnage.

Vert marécage

maître Yoda peint

Avant d’assembler les parties sculptées et maintenant cuites, il va falloir les peindre. Mais maître Yoda n’est pas que vert comme son marécage, c’est un subtile mélange qui s’il n’est pas respecté peut le transformer en vulgaire extra-terrestre flashy. Heureusement pour moi, j’ai un pot de peinture « peau de Yoda » que j’ai fabriqué et que je garde précieusement au cas où… Ah ben ça tombe bien j’ai un maître Yoda à peindre. Bon là je suis tranquille, j’aurais pas besoin de passer des heures à chercher la bonne teinte… Pour info, la teinte la plus proche de la peau de Yoda, c’est un vert olive plus clair avec un peu de jaune. Débrouillez-vous avec ça… Je rajouterais quelques taches de vieillesse – « Quelle figure tu fais? J’ai donc l’air si vieux pour de jeunes yeux ? » plus foncées.

Le corps, les vêtements et le socle

maître Yoda Master

Et voila, tout le monde est prêt pour la dernière étape du voyage, l’assemblage de tous les éléments. Le corps camouflé par le tissu est constitué de bois, de polystyrène et de fils de fer pour que les bras aient une certaine souplesse. Les vêtements sont constitué de 2 type de tissus. Un de teinte marron pour l’habit de corps et l’autre beige pour le « kimono ».

Ce dernier était d’ailleurs un peu épais pour l’échelle et donna des plis un peu disgracieux. Le socle est simplement constitué d’un rond de bois sur lequel est sculpté un sol marécageux décoré de feuilles mortes broyées récupérées dans mon jardin.

Cheveux en poils de chat et yeux en résine

maître Yoda visage

Oui, c’est pas fini, c’est pas tous ça, mais un vieillard de 800 ans sans poil sur le cailloux, c’est pas très crédible. Allez hop, Minou Minou… Oui à l’époque, j’avais un fournisseur de poils gratuit et volontaire, notre chatte Angora Mimie. Elle nous a malheureusement quitté entre temps. Son poil épais et fins me fournissait des cheveux parfaits pour mes Yodas.

La mort est un élément naturel de la vie, réjouis-toi pour tous ceux autour de toi qui retournent à la Force. Ni les pleurer ni les regretter tu ne dois. L’attachement mène à la jalousie, à l’ombre de la convoitise il grandit.

Yoda

Depuis sa disparition, j’utilise du crépé de laine mais j’ai pas de ronronnements quand je les coupe. C’est moins agréable. Afin de retrouver l’aspect vivant des yeux de maître Yoda du à la translucidité et non à une simple peinture, j’avais sculpté l’iris en creux. Ainsi je n’avais qu’à mettre une goutte de résine dite cristal pour fabriquer un bel œil vivant.

Et voila, notre vieux maître Jedi a ainsi pu rejoindre une autre galaxie… En attendant que j’en refasse encore d’autres…

Posté le 12 janvier 2018 par philigore dans