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Actualités

Destroyer stellaire impérial (3) :
la peinture

Imperial Star Destroyer : peinture de la coque

Après l’installation de la fibre optique et la programmation Arduino, dernier WIP pour ce montage : la peinture du destroyer stellaire impérial. Il y a deux difficultés majeures dans cette peinture : le modèle est uni (on verra en fait que ce n’est pas vrai mais c’est comme ça qu’on se le représente) et la couleur est très difficile à saisir : blanc ? gris ? gris-blanc ? Pas évident. Je vais dans cet article détailler toutes les étapes qui permettent d’obtenir un rendu satisfaisant. De nombreux vaisseaux Star Wars (ou autres) peuvent d’ailleurs être traités de manière similaire. Ne manquez pas la revue complète de cette maquette.

La sous-couche

Aucune difficulté dans cette étape : il s’agit de recouvrir la maquette de peinture acrylique argentée. Pourquoi argentée ? On peut de toute évidence dégager au moins 4 avantages :

  • les peintures métalliques sont assez visqueuses et adhèrent facilement à presque toutes les surfaces
  • la teinte est neutre et n’affecte pas les couleurs des couches ultérieures
  • sur certains modèles (pas celui-ci), il peut être intéressant de gratter par endroit les couches superficielles pour faire apparaître des éclats métalliques
  • le temps de séchage est très court : compter une demi-heure pour être sûr (ça dépend bien sûr de la température)

La chose à ne pas faire :

En ce qui concerne la sous-couche, certains maquettistes conseillent de passer un apprêt universel utilisée en carrosserie (on en trouve dans les magasins d’accessoires automobiles). Mauvaise idée dans le cas d’une maquette en polystyrène : l’adhérence est catastrophique. En conséquence, des zones entières qui peuvent se détacher et laisser le plastique à nu. Il faut réserver cette solution aux maquettes en résine.

Le pré-ombrage

Juste après la sous-couche, j’ai passé de la peinture noire matte sur toutes les zones à gribblies (c’est à dire non lisses). Cette technique permet de remplacer l’étape « lavis » dans ces zones qui donnent souvent un rendu insatisfaisant, surtout à cette échelle (1/2700). En effet, à cette échelle, on ne perçoit pas de coulures ou de traces de suie.

Inperial Star Destroyer : pré-ombrage

La teinte de base

Une fois ces deux premières étapes achevées, on passe naturellement à la teinte de base. Mais quelle est-elle ?

Destroyer stellaire impérial : teinte de base

J’ai opté pour un gris-blanc très très blanc : 80% de blanc mat et 20% de sky grey (XF19 chez Tamiya). Toutefois, cette teinte sera altérée par la suite pour être encore éclaircie et tendre vers un blanc mat. Remarquez l’effet du pré-ombrage dans les zones à gribblies : les creux sont accentués.

Le lavis

Une fois la teinte de base bien sèche, il faut passer un vernis brillant (vernis klir dilué) sur toute la maquette. Le vernis brillant va permettre au lavis de glisser sur la surface sans accrocher et ainsi d’aller dans les creux.

Le lavis consiste simplement à passer une dilution de peinture à l’huile gris moyen dans les creux de la maquette. On ciblera en particulier les lignes de structure qui séparent les différents panneaux de la surface.

Une fois sec à l’oeil nu, il faut essuyer le lavis de façon à ce que la peinture ne reste que dans les creux.

On voit bien sur cette photo la différence avant/après le traitement au lavis.

Le fondu

La dernière étape consiste à repasser la teinte de base très diluée en plusieurs voiles successif de manière à atténuer le lavis tout en l’incorporant dans la surface.

On obtient une jolie teinte gris très clair avec quelques zones d’ombre qui donnent de la profondeur au modèle.

Le panelling

Finalement, la dernière étape consiste à masquer quelques panneaux pour y appliquer un très léger voile gris moyen. J’utilise en général de l’encre et non de la peinture pour cette étape. L’encre est plus fine et permet de passer des voiles vraiment très transparents.

On contrôle ainsi parfaitement l’intensité de la teinte pour chaque panneaux. Avec la même encre, on peut de cette manière obtenir des teintes assez différentes d’un panneau à l’autre suivant le nombre de passes que l’on fait.

Peinture du destroyer stellaire impérial : conclusion

Ce genre de modèle nécessite donc de nombreuses étapes de peinture. On ne peut pas se contenter d’une rendu uni même si au visionnage du film, on a l’impression que la coque l’est.

La taille de l’engin a entraîné beaucoup de temps de peinture, en tout au moins 30 h. Le plus long aura été le lavis puisqu’il faut bien aller dans chaque creux, dans chaque ligne de structure.

Je suis assez content du résultat, mon client aussi – je crois. Ca m’a donné envie de m’attaquer au destroyer impérial que je me réserve depuis des années : le modèle de chez Anigrand.

Posté le 28 septembre 2019 par petersteven dans Work in progress

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COMMENTAIRES

Doumer a écrit : 1 octobre 2019

Super travail merci pour les informations. Je suis sur le zvevda en ce moment.

R.LONGAVENNE a écrit : 3 mars 2020

Superbe travail !
Petite question : vous ne reparlez pas du travail sur la lumière dans votre chapitre 3 sur ce destroyer stellaire.
Je suppose que les fibres optiques ont été tirées pour les sortir avant cette étape. Une fois la peinture achevée, elles sont coupées à ras des trous, pour avoir une surface d’émission propre ?

    petersteven a écrit : 3 mars 2020

    Oui, c’est exactement ça. Les fibres sont cassantes, une simple entaille au scalpel au ras de la surface et on la termine en la pliant dans le sens opposé à l’entaille.

dargery a écrit : 23 avril 2020

bonjour.chouette tuto…a suivre..merci

Aurélien a écrit : 1 septembre 2020

Bonjour !
Très chouette boulot!
Ça me donne envie de me lancer sur ma maquette de Battlestar Galactica en essayant de faire aussi bien.
Par contre, est-ce que vous avez un conseille sur la peinture à utiliser pour suffisamment atténuer la lumière des LED qui pourrait se voir à travers la coque?
C’est aussi l’intérêt de la peinture métallique peut-être ?
Vous avez des marques à conseiller ?
Merci bien !
Bonne journée

    petersteven a écrit : 1 septembre 2020

    Merci pour ce commentaire. Pour endiguer les fuites lumineuses, le mieux est d’appliquer à l’intérieur de la maquette une couche chrome-silver puis une couche de noir. Ou l’inverse si on souhaite que la lumière se réfléchisse dans la maquette (ça peut être le cas si on souhaite que la lumière atteigne certaines zones difficile d’accès). Souvent, je n’hésite pas à appliquer de gros pâtés de mastic (toujours à l’intérieur) pour empêcher la lumière de passer à travers un joint entre deux plaques.

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