- Modèle : : SSD Executor
- Fabriquant : : Korbanth
- Année de première édition : : 2010
- Echelle : : 1/20 000
- Matière :: Résine, métal
Cette maquette de super destroyer stellaire dormait dans mes cartons depuis 15 ans environ. On fait tous ça, on achète des maquettes, des super affaires, promis on les fera dès qu’on aura le temps, demain c’est sûr je m’y mets, si c’est pas demain ce sera ce week end, pas de soucis.
On peut ainsi résumer le cycle de vie d’un maquettiste de cette manière :
- naissance
- première maquette offerte à l’âge de 10 ans
- montage de la première maquette (sans peinture)
- deuxième maquette achetée
- montage de la deuxième maquette avec peinture (serait mieux sans)
- 247 maquettes suivantes achetées
- montage de la troisième maquette (correcte)
- début du montage de la quatrième maquette
- décès
Bon, là pour une fois j’en ai fini une. Allez, c’est parti pour une revue de montage du super destroyer stellaire Executor.
Tout d’abord, le montage
Il faut savoir qu’il s’agit d’un garage kit. Oui, avant l’avènement des imprimantes 3D, les maquettistes amateurs bricolaient leurs maquettes à partir de pièces diverses et les moulaient dans leur garage. D’où « garage kit ». C’était comme ça en 2010, j’y étais, vous pouvez pas comprendre.
Alors que vaut cet Executor de la marque Korbanth ? Il y a du bon et du moins bon…

Les pièces sont précises même si bien entendu on va rajouter des détails. On reconnaît souvent des pièces : jerricans, pièces de bateau… Comme sur le modèle de tournage d’ailleurs. Les proportions semblent correctes, c’est le seul aspect d’une maquette qui ne peut pas être corrigé. Essentiel.
La seule vraie déception sont les tranches, carrément des recasts de celles du Venator de Revell:

Je connais bien cette maquette de Venator, j’en ai déjà monté deux, je ne peux pas reprendre ça tel quel, on va devoir refaire.
Bon j’ai menti dans le titre, on ne va rien monter tout de suite, il faut d’abord éclairer.
Eclairage du super destroyer stellaire Executor
Là j’avais trois options :
- fibre optique, comme d’habitude
- noyer des LEDs dans la superstructure pour obtenir un éclairage indirect
- scroller sur Instagram pendant 4 heures (bon, ça n’aurait pas fait avancer ma maquette mais c’est ce que tout le monde fait, alors bon…)
J’ai longtemps hésité (14 ans en fait) mais la fibre optique ne m’a pas semblé être la bonne solution pour plusieurs raisons. La première est technique, les pièces en résine sont pleines, il aurait fallu les creuser avant de passer les fibres, la poussière de résine est cancérigène, je serais probablement mort avant d’avoir terminé. La deuxième est mathématique : à l’échelle 1/20 000, une fibre optique de 0,3mm (les plus petites) représenteraient des hublots de 6m de diamètre et il en aurait fallu des milliers pour être réaliste.
D’où l’idée de noyer des LEDs CMS dans la structure et d’avoir un éclairage indirect qui simulera la lueur obtenue par des milliers de hublots de 1 ou de 3 de diamètre. Voilà comment j’ai procédé :
1-Mise en place de quelques LEDs sur chaque module
A la Dremel; on creuse des trous dans lequels on insère les LEDs CMS
2 – Perçage de la carlingue
On passe les fils qui doivent se retrouver ensuite dans le corps du vaisseau.
3 – Soudure des fils
J’ai placé deux tiges en acier le long des tranches du vaisseau, l’une pour le « plus » et l’autre pour le… pour le ?
(…)
Moins ! Mais vous suivez pas ! C’était pourtant facile !
Le résultat est très satisfaisant :

Je passe sur l’éclairage des réacteurs, rien de bien compliqué, on a déjà fait ça mille fois. Bon peut-être pas mille mais au moins quelques centaines.

Détaillage
Comme je le disais plus haut:
on va rajouter des détails
Petersteven
Oui je m’auto-cite, on est jamais mieux servi que par soi-même. bref. Les modules fournis dans le kit sont un peu… « linéaires ». Quand on regarde la maquette de tournage, cette structure linéaire n’est pas totalement absente mais c’est quand-même un peu plus le foutoir :


Il va donc simplement s’agir de rajouter des petits bouts de trucs dans tous les sens : pièces de maquettes, chute d’impressions 3D ratées, petits bouts de carte plastique récupérés à droite et à gauche. Avantage : à cette échelle, on n’a pas tellement besoin de rechercher le réalisme.

Peinture du super destroyer stellaire executor
Alors là, rien de compliqué. Le modèle de tournage semble avoir été trempé dans le pot de peinture grise. Il va falloir obtenir un rendu très uni. Pas complètement sinon on va s’ennuyer mais quand même.
Seulement trois étapes :
- sous-couche argentée comme d’habitude
- pré-ombrage gris foncé : on place de petites traces dans le sens de la marche
- fondu dans une teinte gris-bleu.



La teinte de base est un mélange Tamiya : 80% blanc XF-1, 10% bleu moyen XF-18 10% gris clair XF-19.
Et voilà le résultat :

Socle et Destroyers stellaires
Enfin, une jolie maquette doit avoir un joli socle. J’ai fait découper un emblème impérial à mon ami Dominique Malleret des Héritiers de la Force, merci à lui.
Le socle est agrémenté de 3 destroyers stellaires impérieux (plus petit que celui-ci), ce sont des F-Toys à une échelle proche de celle de l’Executor (quoiqu’un poil trop grands mais ça passe) :




Première exhibition du superdestroyer stellaire
J’ai exposé pour la première fois mon Executor lors de Migennes 2026 mais je compte bien le ressortir souvent, je prévois de l’emporter à Cusset Generations Star Wars 2026 ainsi que d’autres expos de maquettes comme Thonon-les Bains. J’espère vous y voir nombreux et variés !
par petersteven



