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  • Destroyer stellaire impérial

  • Le fer de lance de la flotte impériale

Le contexte

Star Wars IV
Un Nouvel Espoir

La princesse Leia s’enfuit après avoir récupéré les plans de l’Etoile Noire suite à la bataille de Scarif. Heureusement qu’elle n’a pas pensé à envoyer les plans à la base rebelle par mail, sinon, le film était plié. Darth Vader a donc l’occasion de la poursuivre à bord du Devastator, son destroyer stellaire impérial personnel. Techniquement, le Devastator n’est pas le premier vaisseau à apparaître à l’écran (c’est le Tantive IV de Leia) mais c’est le plus impressionnant.

Ouch. C’est la première fois dans l’histoire du cinéma qu’on voit une maquette aussi bien filmée. Même Kubrick avec 2001 n’avait pas fait aussi bien. Le destroyer stellaire impérial défile longuement à l’écran jusqu’à ce qu’on aperçoive les gigantesques propulseurs arrière, le niveau de détail est stupéfiant. Pour moi, cette scène (avec celle du Trench Run) montre à quel point George Lucas est un cinéaste génial, elle rachète tous ses errements ultérieurs.

On revoit le destroyer stellaire impérial dans quelques autres scènes du film, des scènes bouche-trou comme l’exposition de l’Etoile Noire ou le début de poursuite du Faucon après la fuite de Tatooine. Toutefois c’est dans la scène d’ouverture qu’il donne sa pleine mesure.

Le destroyer stellaire impérial sera réutilisé dans les deux autres films de la trilogie. Dans l’Empire contre-attaque, on en voit jusqu’à trois qui poursuivent le Faucon Millenium (encore) après la fuite (encore) de Hoth. Même s’il est occulté (au sens propre comme au figuré) par l’Executor, son temps de présence à l’écran est bien plus important dans cet épisode.

Enfin, en temps que fer de lance (là encore au sens propre comme au figuré vu sa forme) de la flotte impérial, il est évidemment aux premières loges dans la bataille d’Endor au cours de laquelle on a tout loisir de l’admirer sous tous les angles dans les différentes scènes de la bataille spatiale.

Le vaisseau est à nouveau aperçu dans les deux spin-offs : Rogue One et Solo.

Le projet

Destroyer stellaire impérial. Image principale.
  • Modèle : : Имперский звездный разрушите
  • Fabriquant : : Zvezda
  • Année de première édition : : 2018
  • Echelle : : 1/2700
  • Matière :: Plastique injecté

Cette maquette de destroyer stellaire impérial est russe. La marque Zvezda est connue pour… euh rien en fait, pas du tout connue par chez nous. On arrive à trouver quelques maquettes de tanks ou d’avions de cette marque en magasin mais l’édition de leur destroyer impérial est une vraie (excellente) surprise.

La maquette est de grande qualité, le niveau de détail très satisfaisant. Un seul bémol, il semblerait que le modèle soit une sorte de mix entre les différentes maquettes de tournage. En effet, entre le modèle d’Un Nouvel Espoir et ceux de l’Empire contre-attaque et le retour du Jedi, il y a de nombreuses différences que j’évoquerai lors d’un prochain article dans la catégorie Analyse.

Une coque toute blanche ?

A première vue, on pourrait penser que la coque du destroyer stellaire impérial est unie, toute blanche (enfin gris très très blanc). Il n’en est rien. On le voit par exemple sur cette photo de la maquette de tournage :

Destroyer stellaire impérial, modèle de tournage
Merci au site Starship Modeler pour la référence

De nombreux panneaux gris un peu plus sombre parsèment la surface. Les lignes de structure sont clairement visibles. Il a fallu reproduire tout ça. J’ai déjà détaillé les techniques de peinture dans un précédent article, je n’y reviendrai donc pas en détail. Je préciserai simplement que réussir une peinture « unie » sur une coque de vaisseau est certainement l’une des choses les plus difficiles. Quand un vaisseau est tout bariolé comme un X-Wing ou un A-Wing, même une peinture moyenne, bien exécutée peut faire illusion.

Destroyer stellaire impérial, détail de la coque inférieure.

Sur cette image, on voit le détail de la coque inférieure que j’ai réalisée, vers le générateur principal. J’ai voulu un paneling discret qui ne se voit que si on insiste. Par contre, si on passe le regard rapidement, comme lorsqu’on regarde les films, on doit le voir gris (ou blanc).

Les deux photos suivantes montrent la coque supérieure, traitée de la même façon. A vous de juger.

L’éclairage d’un destroyer stellaire impérial

Depuis des années, j’ai un dilemme. Je fais du modélisme statique. Cela signifie que lorsque je représente un modèle, c’est comme si je faisais une photo, à un instant t de modèle d’origine. J’avais donc proscrint tout ce qui bouge, ça ne me semblait pas cohérent. Exit les clignotements, les allumages de réacteur, les portes qui s’ouvrent ou les canons qui tournent.

L’an dernier, un client m’a commandé l’Enterprise NCC 1701-A de Star Trek avec dans le cahier des charges un éclairage dynamique complet. Le client étant roi, j’ai dû me résoudre à faire ce que je n’avais jamais fait. Et là j’ai été convaincu. Aux grandes échelles, quand on ne voit pas les figurines (qui devraient bouger alors), ça marche vraiment bien.

Je me suis donc mis à apprendre à utiliser les cartes Arduino qui permettent de faire ces éclairages. Dans cet article, j’explique comment réaliser un éclairage de vaisseau standard avec allumage séquentiel des sections et allumage progressif des réacteurs.

Voici une première vidéo de l’allumage séquencé :

Si vous descendez un peu, vous trouverez une vidéo plus complète.

Conclusion

Une maquette vraiment formidable, la meilleure jamais produite d’un destroyer stellaire impérial. Le vieil AMT peut aller se rhabiller. Les détails ne sont pas forcément conformes à ceux des modèles du film mais il faut savoir faire des concessions avec Star Wars tant les versions de chaque vaisseau sont nombreuses. Le montage est facile, les pièces s’emboîtent parfaitement. Il y a peu de travail d’évidage pour faire passer les fibres optiques et les câbles.

Toutefois il y a deux-trois zones un peu plus faibles comme le hangar ventral et le pont de commandement qui auraient mérité un poil plus de détails.

Tout ceci m’a donné envie de m’en faire un pour moi, j’ai le modèle en résine d’Anigrand qui attend patiemment depuis plusieurs années dans son carton, il ne va pas tarder à y passer !

par petersteven

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